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Convention collective vétérinaire : temps de travail, repos et gardes, le guide du planificateur.

23 Juillet 2026 · 9 min · par l'équipe Djed

Le planning d'une clinique vétérinaire est encadré par deux étages de règles : le Code du travail (35 h de référence, 10 h/jour et 48 h/semaine maximum, 11 h de repos quotidien, 35 h de repos hebdomadaire) et les conventions collectives — IDCC 1875 pour le personnel salarié dont les ASV, IDCC 2564 pour les vétérinaires praticiens salariés.

Ce guide s'adresse à la personne qui fait le planning. Il résume les règles telles qu'elles contraignent un mois de travail — pour les grilles de salaires, majorations et avenants en vigueur, la source à jour reste Légifrance et votre expert social.

Deux conventions, pas une.

Première subtilité, souvent ignorée : une clinique applique deux textes distincts :

Conséquence directe pour le planning : dans la même journée, deux personnes côte à côte peuvent obéir à des règles de repos et de durée différentes. Le planning doit les connaître par personne, pas par équipe.

Les durées : ce que le mois ne peut pas dépasser.

Le socle légal, applicable à tous les salariés :

Pour un temps plein, la cible mensuelle usuelle est 151,67 h. Le point qui piège les plannings : c'est un compte en heures nettes (pauses déduites), pas en jours. Deux journées de 7 h et deux de 10 h ne font pas la même semaine que quatre journées de 8 h 30 — et une semaine amputée par un repos de garde ne se « rattrape » que si le plafond hebdomadaire le permet.

Les repos : les contraintes les plus dures du planning.

Dans un planning bien construit, ces repos sont des contraintes dures : ils ne se « négocient » pas au moment de boucher un trou. C'est précisément quand on déplace une garde à la main, le 12 du mois, que le repos de 11 h saute sans que personne ne le voie.

Gardes, astreintes, permanence des soins : trois régimes différents.

Le vocabulaire du métier mélange souvent trois notions que le droit distingue nettement :

Pour le planificateur, la conséquence est simple : chaque type de créneau de nuit ou de week-end doit être étiqueté (garde ou astreinte) et porter ses propres règles de repos avant/après. Un planning qui note juste « N » dans une case ne sait pas ce qu'il promet.

La check-list de conformité du planning mensuel.

  1. Chaque salarié est rattaché à son texte (1875 / 2564) et à son contrat (heures, jours, temps partiel).
  2. Aucune semaine ne dépasse les plafonds (48 h isolée, 44 h moyenne, 10 h/jour) — en heures nettes.
  3. Chaque enchaînement nuit→jour respecte les 11 h ; chaque semaine contient ses 35 h consécutives de repos.
  4. Chaque garde/astreinte est typée, avec ses repos avant/après posés en dur.
  5. Les compteurs (heures sup, dimanches, nuits, week-ends) sont tenus par personne et sur plusieurs mois — c'est autant une exigence sociale qu'un outil d'équité.

La version outillée.

Tout l'intérêt d'un solveur de planning est de transformer ces règles en contraintes que le moteur ne peut pas violer : plafonds d'heures par semaine, plancher mensuel du contrat, repos après garde, jours off — vérifiés sur le mois entier à chaque génération, y compris après une modification à la main.

C'est ce que fait Djed pour les cliniques vétérinaires : les règles de chaque personne (contrat, repos, gardes) sont configurées une fois, et chaque planning généré les respecte par construction — avec l'équité mesurée par personne. Essai 14 jours sur votre planning réel.

À lire aussi.

Questions fréquentes.

Quelle convention collective s'applique dans une clinique vétérinaire ?

Deux textes coexistent : l'IDCC 1875 pour le personnel salarié non vétérinaire (ASV notamment) et l'IDCC 2564 pour les vétérinaires praticiens salariés. Les libéraux et associés n'en relèvent pas.

Combien d'heures maximum par semaine dans une clinique vétérinaire ?

Le socle légal : 48 h sur une semaine isolée, 44 h en moyenne sur 12 semaines, 10 h par jour. La durée de référence reste 35 h — au-delà, ce sont des heures supplémentaires majorées.

Quel repos minimum entre deux journées de travail ?

11 heures consécutives de repos quotidien, et un repos hebdomadaire de 35 heures consécutives (24 h + les 11 h quotidiennes). Une garde de nuit qui précède une journée doit respecter ces minima.

Une astreinte compte-t-elle comme du temps de travail ?

Non par défaut : seule l'intervention (déplacement compris) est du temps de travail effectif. Mais si l'astreinte impose de rester sur place, l'intégralité devient du temps de travail.

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