Pourquoi le planning ASV n'est pas un « petit planning vétérinaire ».
L'équipe ASV a sa propre grammaire, et c'est elle qui structure la journée de la clinique :
- Des créneaux, pas des « jours ». Qui ouvre à 8 h, qui tient la journée longue jusqu'à 19 h, qui fait la journée courte, qui prend le box du matin. Deux ASV présentes ne sont pas interchangeables si leurs créneaux diffèrent.
- Des compétences par créneau. Le box exige sa compétence, certains créneaux demandent une référente accueil ou hospitalisation. Le planning doit garantir la compétence sur le créneau, pas seulement « une ASV dans les murs ».
- Des contrats hétérogènes. Salariées à 35 h (plancher mensuel + plafond hebdo, en heures nettes), auto-entrepreneuses en complément, temps partiels « après-midis seulement ». Le même mois doit servir toutes ces règles à la fois.
Le piège des deux plannings séparés.
Beaucoup de cliniques tiennent deux fichiers : un pour les vétérinaires, un pour les ASV. Les collisions arrivent toujours aux mêmes endroits :
- Les congés. La semaine où deux ASV sont en vacances est précisément celle où un vétérinaire a posé les siennes — personne ne l'a vu, chacun regardait son fichier.
- Les gardes et astreintes. Si les ASV participent aux astreintes, leurs repos du lendemain amputent l'équipe de jour — invisible depuis le fichier vétérinaire.
- Les samedis. L'équité des samedis se joue par équipe, mais la charge du samedi se vit ensemble : un samedi sous-staffé côté ASV ruine le samedi du vétérinaire présent.
La règle simple : deux mondes, un seul calendrier. Chaque équipe garde ses règles, ses créneaux et son équité — mais les jours, congés et gardes vivent au même endroit, visibles des deux côtés.
Les 35 h d'une ASV : compter en heures, jamais en jours.
C'est l'erreur la plus coûteuse des plannings ASV : une salariée à 35 h n'est pas « à 5 jours ». Une journée longue fait 9 h nettes, une courte 6 h 40, la pause déjeuner ne compte pas, et une semaine amputée par un repos d'astreinte ne se rattrape que si le plafond hebdomadaire le permet. Le compte juste :
- Plancher mensuel : 151,67 h pour un temps plein — c'est LA cible.
- Plafond hebdomadaire : 35 h pile, ou davantage si l'entreprise autorise des heures supplémentaires encadrées (37-39 h) — c'est ce qui permet de compenser une semaine creuse.
- Heures nettes par créneau : amplitude moins la pause. C'est le créneau qui porte la vérité, pas la case du jour.
Demi-journées et compléments : l'amortisseur du planning.
Les profils « après-midis seulement » et les auto-entrepreneuses en complément sont ce qui rend un mois ASV faisable : elles absorbent les creux laissés par les congés, les repos d'astreinte et les mercredis off — sans compteur d'heures à saturer. Deux conditions pour que ça marche : un plafond de jours clair pour les compléments (« 8 jours/mois max »), et des demi-journées réelles dans le planning (une ASV du matin + une de l'après-midi = un créneau couvert, pas un sur-effectif).
La version outillée.
Un solveur d'optimisation traite tout ce qui précède comme un seul problème : créneaux et compétences ASV en exigences par bloc, 35 h en heures nettes (plancher mensuel, plafond hebdo), demi-journées, compléments plafonnés, astreintes et repos en contraintes dures — et l'équité (samedis, nuits, week-ends) mesurée par personne, par équipe.
Djed gère les deux mondes — vétérinaires et ASV — dans le même mois : chaque équipe a son planning, ses règles et son équité, et les congés comme les gardes se voient des deux côtés. Le mois entier se compose en quelques secondes.