Remplir une grille ou composer un mois.
Beaucoup de logiciels se disent « automatiques » parce qu'ils recopient une semaine type, signalent un conflit ou proposent un remplaçant. C'est utile, mais c'est vous qui posez encore chaque personne, case par case. Un planning réellement automatique fait l'inverse : il part des besoins de la clinique et des règles de chacun, et il cherche, parmi des milliards de combinaisons possibles, un mois complet qui les respecte toutes.
La différence se voit sur le mois difficile : trois congés qui se croisent, un temps partiel, deux nouvelles règles de garde. Un outil qui aide à remplir vous laisse le casse-tête. Un outil qui compose vous rend un mois entier, puis vous dit ce qu'il n'a pas pu tenir et pourquoi.
Ce que vous donnez au logiciel, une seule fois.
L'automatisation ne devine rien : elle applique ce que vous avez décrit. La description d'une clinique tient en six blocs, que l'on saisit au départ puis que l'on retouche seulement quand l'organisation change :
- L'équipe : vétérinaires et ASV, chacun avec son contrat (en jours ou en heures) et, si besoin, ses compétences.
- Les besoins : combien de personnes chaque jour d'ouverture, à la journée ou créneau par créneau (ouverture, journée longue, box du matin).
- Les gardes et astreintes : nuits, week-ends, jours fériés, et qui peut les prendre.
- Les règles fermes : ce qui ne se discute pas, comme un jour off fixe, un plafond de jours par semaine ou un repos après une garde du soir.
- Les préférences : ce qui compte sans être obligatoire, comme « plutôt pas le samedi » ou « une semaine sur deux ».
- Les absences du mois : congés, formations, indisponibilités, validés avant de lancer le calcul.
Ce travail prend une dizaine de minutes pour une petite équipe, davantage pour un groupe. Il remplace la mémoire de la personne qui fait le planning depuis dix ans, et c'est souvent sa vraie valeur : les règles ne sont plus dans une tête, elles sont écrites.
Ce qui se passe pendant le calcul.
Derrière le bouton, il y a un solveur d'optimisation, le même genre de moteur que ceux qui planifient des équipages d'avion ou des tournées de livraison. Celui de Djed s'appuie sur CP-SAT, le solveur libre de Google (OR-Tools). Il traite le mois comme un seul problème :
- Les contraintes : vos règles fermes et la couverture demandée chaque jour. Une solution qui les enfreint est écartée.
- Les objectifs : atteindre la cible de chacun (jours ou heures du mois), répartir équitablement samedis, nuits et week-ends, puis respecter au mieux les préférences.
- Les gardes en même temps que les jours : une garde de nuit change le lendemain (repos), un week-end d'astreinte change la semaine. Les décider ensemble évite de défaire le planning de jour après coup.
- La mémoire : la répartition des gardes tient compte des douze mois précédents, pour que personne n'enchaîne et que personne n'y échappe sur la durée.
Le moteur n'enfreint pas de lui-même vos règles fermes, et chaque choix s'explique : vous pouvez demander « pourquoi Claire est-elle de garde le 14 ? » au lieu de subir le planning.
Règles fermes et préférences : la distinction qui change tout.
Un bon planning automatique sépare clairement deux familles de règles, et vous dit toujours dans laquelle se trouve chacune :
- Une règle ferme est une contrainte : le moteur ne l'enfreint jamais de lui-même. « Julie ne fait jamais de garde le mardi » en est une.
- Une préférence se paie : elle est respectée si possible, après l'objectif du mois et l'équité. « Marc préfère ne pas travailler le samedi » en est une.
Mettre tout en règle ferme est la tentation du débutant, et la cause la plus fréquente d'un mois impossible. Gardez en ferme ce qui est vraiment non négociable (contrat, repos, accord écrit) et laissez le reste en préférence : le moteur s'en occupe, et l'équité y gagne.
Point important pour les cliniques sous convention collective : un logiciel n'applique que les règles qu'on lui donne. Les repos après garde, les plafonds d'heures et les durées maximales que vous retenez avec votre expert social doivent être posés comme règles. La conformité du planning reste la responsabilité de l'employeur. Les repères sont dans notre guide durées de travail et repos dans les conventions vétérinaires.
Quand le mois est impossible.
Cela arrive : deux congés de trop la même semaine, une règle ferme qui en contredit une autre. Un planning automatique sérieux ne rend pas une page blanche dans ce cas. Il compose le meilleur mois possible, montre les jours qui ne sont pas couverts, et explique ce qui bloque : qui manque, quelle règle pèse, quel levier relâcher (une préférence, un plafond, un besoin du jour).
Dans Djed, une checklist du mois signale aussi avant le calcul ce qui risque de coincer (demandes d'absence pas encore validées, échanges de gardes pas encore tranchés), et chaque jour incomplet affiche ses motifs. Vous décidez ensuite : accepter un trou, demander un remplaçant, ou desserrer une règle.
Ce qui reste entre vos mains.
Automatique ne veut pas dire sans vous. Les bons outils gardent quatre gestes humains, et c'est une qualité :
- L'épingle : vous imposez une affectation (« Paul de garde le 24 »), le moteur compose autour. Si votre choix tombe sur un repos, il passe, et le logiciel vous le signale.
- Le cadenas : vous figez un jour, gardes comprises, avant de relancer le reste du mois.
- L'ajustement à la main : un glisser-déposer, et l'équité se recalcule sous vos yeux.
- La publication : une fois publié, le mois ne bouge plus ; chacun le consulte sur son téléphone, dans le navigateur ou dans l'app iPhone.
Le temps gagné, concrètement.
Au tableur, un planning mensuel avec gardes se compte en heures, corrections comprises, et le travail revient chaque mois. Avec un planning automatique, le calcul prend moins de deux minutes ; le temps humain se déplace vers la relecture, quelques ajustements et la publication. Le gain le plus net n'est pas le premier mois, c'est le troisième : quand une absence tombe au milieu du mois et qu'il suffit de relancer le calcul au lieu de tout reprendre.
L'autre gain est moins visible : l'équité. Un compteur de nuits, de samedis et de week-ends par personne, recalculé à chaque changement, met fin à la discussion « c'est toujours moi ». Le détail est dans notre guide équité des gardes de nuit.
Comment tester un planning automatique avant d'acheter.
Ne jugez pas sur une démonstration préparée. Pendant l'essai, faites ces cinq tests sur votre propre clinique :
- Votre pire mois : celui de l'été ou des fêtes, avec ses congés réels. Le logiciel le compose-t-il entier ?
- Une règle ferme contredite : posez exprès deux règles incompatibles. Le logiciel explique-t-il le blocage, ou rend-il une erreur muette ?
- Une absence imprévue : ajoutez un arrêt au milieu du mois et relancez. Combien de jours déjà validés ont bougé ?
- L'équité sur trois mois : les compteurs de nuits et de week-ends tiennent-ils compte des mois passés ?
- Les deux équipes : vétérinaires et ASV vivent-ils dans le même mois, ou dans deux fichiers ?
La grille complète des critères est dans notre guide comment choisir un logiciel de planning vétérinaire.
Dans Djed.
Djed est un planning vétérinaire automatique : le solveur compose le mois de toute l'équipe en moins de deux minutes, vétérinaires et ASV, gardes et astreintes comprises, à la journée ou par créneaux. Les règles se posent en une phrase, à la main ou en la disant à l'assistant IA, qui vous montre une carte à confirmer avant de toucher à quoi que ce soit. Voir le fonctionnement du solveur et les tarifs, 49 € HT par clinique et par mois en formule mensuelle (Solo), moins à l'année, avec un essai de 14 jours.
Questions fréquentes.
Qu'est-ce qu'un planning vétérinaire automatique ?
Un logiciel qui compose le mois entier de la clinique (jours, nuits, gardes, astreintes, week-ends, vétérinaires et ASV) à partir des besoins et des règles que vous avez décrits, au lieu de vous laisser remplir la grille case par case. Vous relisez, ajustez si besoin, puis publiez.
Combien de temps faut-il pour générer un planning automatiquement ?
Le calcul d'un mois prend moins de deux minutes. La description de la clinique (équipe, contrats, besoins, règles) se fait une fois au départ, en une dizaine de minutes pour une petite équipe, puis se retouche seulement quand l'organisation change.
Un planning automatique respecte-t-il la convention collective ?
Il applique les règles que vous lui donnez : repos après garde, plafonds, jours off. Aucun logiciel ne connaît seul vos accords ni ne remplace votre expert social ; la conformité reste la responsabilité de l'employeur. Posez en règles fermes ce que vous retenez avec lui.
Que se passe-t-il si le mois est impossible à couvrir ?
Un bon outil compose le meilleur mois possible, montre les jours non couverts et explique ce qui bloque (qui manque, quelle règle pèse, quoi relâcher). Vous choisissez ensuite d'accepter un trou, de chercher un remplaçant ou de desserrer une préférence.
Peut-on encore modifier le planning à la main ?
Oui. Vous pouvez imposer une affectation (épingle), figer un jour (cadenas) ou déplacer une personne ; le moteur compose autour de vos choix et l'équité se recalcule. Une fois publié, le mois ne bouge plus.